Les conditions du visa E-2
L’E-2 est un visa de non-immigrant réservé aux ressortissants des pays liés aux États-Unis par un traité ouvrant ce droit. Vous devez investir, ou être activement en train d’investir, un capital substantiel dans une entreprise américaine réelle et en activité, et venir pour la développer et la diriger, ce que l’on démontre en général en détenant au moins la moitié du capital ou le contrôle opérationnel. Les fonds doivent être engagés et exposés au risque, et l’entreprise ne peut pas être marginale : elle doit pouvoir faire plus qu’assurer un revenu minimal à vous et à votre famille.
Il n’existe pas de montant minimal fixe. Le Département d’État rapporte l’investissement au coût total d’acquisition ou de création de l’entreprise concernée : un cabinet de conseil et une usine ne se mesurent pas de la même façon. L’essentiel est que l’investissement soit substantiel pour cette activité et démontre votre engagement à la faire réussir.
- Nationalité d’un pays signataire
- Capital substantiel, engagé et exposé au risque
- Une entreprise réelle, en activité et non marginale
- Au moins 50 % du capital ou le contrôle opérationnel
Votre pays ouvre-t-il droit à l’E-2 ? Royaume-Uni, Europe et Afrique francophone
L’éligibilité dépend de la nationalité, non de la résidence. Selon la liste actuelle du Foreign Affairs Manual du Département d’État, les pays ouvrant droit à l’E-2 comprennent le Royaume-Uni, la France, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Irlande, la Suisse et, depuis 2024, le Portugal. En Afrique, on y trouve le Cameroun, le Sénégal, le Togo, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, l’Éthiopie et le Liberia. Dans le Golfe, Bahreïn et Oman figurent sur la liste.
Les détails comptent. Pour les investisseurs britanniques, l’E-2 suppose la nationalité britannique : le Département d’État précise que les ressortissants des autres pays du Commonwealth ne peuvent pas se prévaloir du traité britannique, même s’ils vivent à Londres. En cas de double nationalité, l’entreprise ne peut en principe se rattacher qu’à une seule, que ses salariés titulaires d’un visa E doivent partager. Les listes évoluent : nous vérifions votre situation sur la liste officielle avant que vous n’investissiez temps ou argent.
Nigeria, Ghana, Gabon, Émirats et Qatar : quand l’E-2 est exclu
Le Nigeria, le Ghana, le Gabon, les Émirats arabes unis et le Qatar ne figurent pas sur la liste E-2 du Département d’État, pas plus que la Côte d’Ivoire. Leurs ressortissants ne peuvent donc pas obtenir l’E-2 sur le seul fondement de cette nationalité. Ce n’est pas une impasse : le projet doit simplement reposer sur d’autres bases, et une seconde nationalité d’un pays signataire peut changer la donne.
Le L-1 permet parfois à une société étrangère établie de muter un dirigeant, un cadre ou un salarié aux connaissances spécialisées vers une entité américaine liée, même nouvelle, si cette personne a travaillé pour le groupe à l’étranger un an continu sur les trois dernières années. L’EB-5, ouvert à toutes les nationalités, peut mener à la carte verte. L’USCIS indique un minimum de 1 050 000 dollars, ou 800 000 dollars dans une zone d’emploi ciblée, et au moins dix emplois à temps plein. Ces montants seront indexés sur l’inflation dès le 1er janvier 2027 : nous vérifions les chiffres en vigueur.
Bâtir une entreprise E-2 au Texas et ailleurs aux États-Unis
Un dossier E-2 est avant tout un dossier d’entreprise. Avant le dépôt, la société doit exister, l’investissement doit être engagé et les pièces doivent raconter une histoire cohérente : une entité texane dont l’actionnariat respecte les règles du traité, un bail ou un contrat d’acquisition, une origine et un cheminement des fonds documentés, et un plan d’affaires crédible. Comme nous traitons sous un même toit la création de sociétés, les contrats et l’immigration d’affaires, ces éléments sont rédigés pour se renforcer mutuellement.
Que vous rachetiez une franchise au Texas, créiez une société de services ailleurs aux États-Unis ou développiez une entreprise européenne outre-Atlantique, nous structurons l’investissement pour qu’il soit réellement exposé au risque et que le plan démontre plus qu’un revenu minimal. Si vous êtes déjà aux États-Unis en situation régulière, un changement de statut auprès de l’USCIS peut être envisageable ; à défaut, la demande se fait auprès d’une ambassade ou d’un consulat américain à l’étranger.
- Entité texane et actionnariat conformes aux règles du traité
- Contrats d’acquisition, baux et franchises revus avant tout engagement
- Origine et cheminement des fonds documentés
- Un plan d’affaires qui répond à la question de la marginalité
Salariés, famille et vision à long terme
Une entreprise E-2 peut aussi faire venir des salariés de la même nationalité conventionnelle, s’ils occupent des fonctions de direction ou d’encadrement ou possèdent des qualifications particulières essentielles à l’activité. Votre conjoint et vos enfants célibataires de moins de 21 ans peuvent vous accompagner quelle que soit leur nationalité, et le conjoint d’un titulaire E-2 est en principe autorisé à travailler du fait même de son statut.
L’USCIS accorde des séjours E-2 d’une durée maximale de deux ans à la fois, sans limite au nombre de prolongations, tant que l’entreprise continue de remplir les conditions et que vous entendez quitter le pays à la fin de votre statut. L’E-2 n’est pas une carte verte. Si la résidence permanente est votre objectif, nous anticipons la manière dont une voie ultérieure, comme l’EB-5, pourrait s’articuler avec votre investissement. Nous ne pouvons promettre ni approbation ni délai, mais nous vous donnons un plan clair et solidement documenté.
Questions fréquentes
Puis-je obtenir un visa E-2 en tant qu’investisseur britannique ?
Si vous avez la nationalité britannique, oui : le Royaume-Uni ouvre droit à l’E-2. Le Département d’État précise que le traité ne bénéficie qu’aux ressortissants britanniques ; les ressortissants d’autres pays du Commonwealth résidant au Royaume-Uni ne peuvent pas s’en prévaloir. Il faut toujours investir un capital substantiel, exposé au risque, dans une véritable entreprise texane que vous développerez et dirigerez. Nous confirmons votre éligibilité avant tout bail ou rachat.
Quels pays européens et d’Afrique francophone ouvrent droit à l’E-2 ?
En Europe, la liste comprend la France, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Irlande et, depuis 2024, le Portugal. En Afrique francophone, elle comprend le Cameroun, le Sénégal, le Togo, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Maroc et la Tunisie. Les listes peuvent évoluer : nous vérifions votre nationalité sur la liste en vigueur du Département d’État.
Un investisseur nigérian, ghanéen ou gabonais peut-il obtenir un visa E-2 ?
Pas au titre de cette nationalité : le Nigeria, le Ghana et le Gabon ne figurent pas sur la liste E-2 du Département d’État, pas plus que les Émirats arabes unis ou le Qatar. Selon les faits, le L-1 peut convenir à une société établie disposant d’une entité liée aux États-Unis, et le programme EB-5 est ouvert à toutes les nationalités. Une seconde nationalité d’un pays signataire peut aussi changer l’analyse.
Combien faut-il investir pour un visa E-2 ?
Il n’y a pas de minimum fixe. Le Département d’État examine si le montant est substantiel au regard du coût total d’acquisition ou de création de l’entreprise concernée, et s’il suffit à la rendre viable et à démontrer votre engagement. Les fonds doivent être engagés et exposés au risque, et l’entreprise ne peut pas être marginale. Chaque situation dépend de ses faits : nous testons vos chiffres dès le départ.
Mon conjoint peut-il travailler aux États-Unis avec un E-2 ?
En principe, oui. L’USCIS considère que le conjoint en statut E-2 valide est autorisé à travailler du fait de ce statut ; une demande de permis de travail distincte est donc facultative. Votre conjoint et vos enfants célibataires de moins de 21 ans peuvent vous accompagner, quelle que soit leur nationalité.
Pourquoi confier son visa E-2 à un avocat au Texas ?
Parce qu’un E-2 réussit ou échoue sur l’entreprise qui le porte. Avocat visa E-2 au Texas, notre cabinet traite ensemble la création de société, les contrats et l’immigration, pour des clients aux États-Unis et dans le monde, en anglais, en français et en espagnol. Vous traitez directement avec l’avocat qui rédige vos documents, et nous vous disons franchement quand l’E-2 n’est pas la bonne voie, et laquelle l’est.
Réservez une consultation avec Kachikwu & Nama pour savoir si l’E-2, ou une meilleure voie, convient à votre investissement au Texas.
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